La presse congolaise vient de publier un communiqué officiel datant de ce samedi 10 avril et signé par Moïse Katumbi, lequel communiqué fait état de son droit de succéder à Fayulu à la tête de coalition Lamuka, conformément a l’article 6, alinéas 4 et 5 des statuts de Lamuka.

Seulement voilà! Il y a un couac auprès de l’opinion congolaise qui l’a vu porter un cahier de charge synonyme de collaboration étroite avec le pouvoir en place, déclarer publiquement son adhésion à l’Union sacrée nationale et participer tout récemment aux tractations pour la formation du nouveau gouvernement Sama Lukonde.

Dans de telles conditions, comment le président de l’Ensemble pour le Changement peut-il prétendre vouloir piloter une coalition d’opposition républicaine selon ses propres paroles ou de résistance ( selon la thématique de Fayulu) tout en étant partie prenante du pouvoir auquel il prétend s’opposer?

Comment peux-tu faire de l’opposition républicaine tout en étant au gouvernement ? Sans le savoir peut-être, Moïse Katimbu se fait la guerre à lui-même. Il est en train de donner à la face du monde la minable image d’un politicien versatile capable de passer d’un camp à un autre au gré de ses calculs et intérêts partisans.

En plantant ce nouveau paradigme politique d’être à la fois de la majorité politique au pouvoir et de forces de l’opposition, Katumbi est en voie de créer un fâcheux précédent pour la bonne marche de la démocratie en RDC et de la suite des événements devant porter le pays aux élections 2023.

Devant un Fayulu qui a déjà passé le pouvoir de coordination à Muzito, l’obstination de Katumbi créerait un Lamuka aile Union sacrée de Félix Tshisekedi et enverrait des mauvais signaux pour un futur candidat aux élections présidentielles. Quoi qu’il en soit, cette image de transhumance politique lui restera collée à jamais à la peau et ne sera payante ni pour lui ni pour ses pairs qui sont allés gonfler le rang de l’USN sans aucune conviction idéologique mais pour la recherche de positionnement politique.

Si j’étais Moïse Katumbi, j’éviterais une si coûteuse confrontation et une telle procédure de coup de force à la coalition Lamuka car elle est visiblement contre-productive dans la mesure où elle le discrédite sur le plan national et international. La seule option qui lui reste c’est de définir clairement sa position en démissionnant de l’un de camps pour clamer clairement son appartenance politique. Il doit choisir son camp. Et le plus vite serait le mieux…

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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