Les adeptes du culte de la personnalité réunis au sein de l’union qui se proclame sacrée présentent leur champion comme un personnage d’exception, doté des capacités exceptionnelles, capable de de construire l’équivalent de l’université de Harvard à Mbandaka en moins d’une année, la nouvelle ville KITOKO et celle dite de Fatshi city, le réseau téléphérique de Kinshasa, le réseau Métro Kin ; bref, de transformer les maquettes en une réalité en paillettes comme projet politique.

Ces manipulations l’ont fait entrer dans la mythologie congolaise, celle du roi soleil, inzulukable à l’instar de la légende des mobutistes, selon laquelle à 6 ans, Mobutu aurait terrassé à mains nues un léopard ! Mis à l’épreuve des faits, il n’en est rien. Fatshi Béton est juste une simple vue de l’esprit, toujours prompt à esquiver chaque problème par de faux-fuyants sans jamais assumer ni sa responsabilité politique ni sa responsabilité morale. Ceux qui s’opposent à sa gouvernance sont des “traîtres à la patrie, candidats à la peine de mort !”. Lui, est chef de tout, mais responsable de rien. Autrefois, Joseph Kabila et son FCC portaient sur eux, la charge du blocage.

Puis, ce fut Moïse Katumbi, alias la main noire, qui recourt aux hackers russes ! Aujourd’hui, l’auteur du blocage est une femme ; c’est madame la Constitution. Et après ?

Au-delà de sa personne narcissique, les autres ennemis du président de la république se trouvent dans la meute de flatteurs qui l’entourent, le bercent de louanges hypocrites mais le critiquent en privé. Ils sont nombreux, ceux qui le maintiennent dans sa bulle dorée et ont tout intérêt à l’y maintenir, bercé par l’acclamation des foules et les lumières des scènes.

Bon nombre de ceux qui l’encensent aujourd’hui étaient hier avec Mobutu, d’autres avec Joseph Kabila, ou les deux en même temps. Lorsque, sous la pression de l’AFDL, Mobutu fut contraint de prendre fuite dans les soutes d’un avion-cargo, les mêmes répétaient en chœur : « on lui disait tout mais il ne voulait pas nous écouter ». Facilement recyclables, ils avaient alors rejoint le sénateur Joseph Kabila, à qui ils disaient « mingi mingi Raïs ». La suite, on la connait.

Ils sont à l’Union sacrée, traitant leur ancien bienfaiteur de tous les noms du diable, et se préparant pour que d’ici à la fin du second et dernier mandat en 2028, ils puissent se mettre au service de son successeur, avec la même servilité.

S’il m’était permis de donner un conseil au Président Tshisekedi, je lui suggérerais de “tuer” Béton pour libérer Fatshi et laisser celui-ci prendre les rênes du pouvoir, quitter l’imaginaire pour affronter la réalité et les exigences de la fonction, loin des mondanités et apparats habituels.

Je lui dirais de ne plus se dédire ni se défausser sur les autres mais s’assumer quand il le faut en tant que chef et responsable numéro 1 quand le pays ne va pas. C’est ce que l’on attend d’un président de la république ; politiquement et totalement responsable de ce qui marche et de ce qui ne fonctionne pas.

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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