L’association congolaise pour l’accès à la justice,
acajasbl s’interroge :

“Preuve d’une justice malade en RDC est là. La Justice interpelle le DG de l’OGEFREM pour des malversations présumées ; alors qu’elle est impuissante et silencieuse sur des troublantes révélations relatives aux marchés des forages et lampadaires impliquant les Ministres de développement rural et des finances sortant sans oublier le détournement de plusieurs millions en Rand alloués à l’achat d’armements en Afrique du Sud.

C’est la violation de l’article 12 de la constitution qui établit le principe d’égalité, de tous, en droits et obligations. Triste réalité !”, fin de citation.

Question :

Sachant que, par son discours tranchant sur le changement, l’état de droit, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, etc, feu président E. Tshisekedi et son parti l’UDPS avaient, pendant des années, réussi à mobiliser plusieurs compatriotes dont certains ont même perdu la vie en soutenant son combat, il y a lieu de se demander, à la lumière de ces malversations financières qui s’enchainent, discréditent davantage le pouvoir UDPS/UNION SACRÉE supposé être du “du bon côté de l’histoire” en même temps qu’ils empoisonnent la vie politique au pays, si :

  1. Le président de la république n’est-il toujours pas au courant de tous ces scandales politico-financiers qui couvrent son pouvoir d’opprobre ? A défaut, quelqu’un de bonne volonté (son pasteur, par exemple) peut-il lui en faire part ? S’il est au courant, que dit-il ? Que fait-il ? Son silence est intrigant. Sait-il, comme le disait Margareth Thatcher, que “l’État n’a pas d’argent, c’est l’argent du peuple” ? C’est pour cette raison que dans un consensus national, des lois ont été établies dans notre pays pour que la collecte, la conservation et l’affectation de l’argent public ne souffrent d’aucun abus, d’aucune irrégularité.
  2. Tenant compte de son discours d’investiture du 20 janvier dernier, le peuple congolais aimerait savoir si, parmi les “erreurs du passé qui ne vont plus se reproduire”, le président de la république a aussi inscrit la violation du cadre légal régissant la passation des marchés publics, la corruption généralisée, les détournements de deniers publics et les malversations financières. Dans l’affirmatif, comment et à partir de quel seuil il compte s’en occuper, ou bien ça ne le concerne pas ?
  3. De qui le Ministre des finances, réputé “homme de confiance du chef” et redouté par tous ses collègues y compris le premier ministre, tient-il sa protection pour que la justice ne puisse oser ne serait-ce que l’interpeller pour besoin d’enquête ?
  4. Qui protège le sujet malien nommé SAMBA BATHILY, bénéficiaire exclusif de tous les marchés publics à scandale alors qu’il est établi que ce personnage controversé ne dispose d’aucune adresse physique connue, aucune expertise connue, aucune entreprise régulièrement connue et réputée en RDC, et que plusieurs sources situent ses fréquentations entre le palais de la nation, la cité de l’union africaine, le ministère des finances et la banque centrale ? Curieusement, il fait partie de l’équipe des opérateurs économiques ayant précédé le président de la république en France où il a pris part à la rencontre préparatoire organisée par le patronat français! Les services sont-ils au courant ? Plus grave encore, c’est à ce même SAMBA BATHILY que la république a confié le très sensible marché de notre carte d’identité nationale sans appel d’offre international, sans expertise requise et sans concurrence!!! Le pouvoir UDPS-UNION SACRÉE est-il sérieux ? Respecte-t-il les lois de la république et les citoyens ? J’y reviendrai en début de semaine
  5. De son mausolée en banlieue de Kinshasa, feu président Etienne Tshisekedi retrouve-t-il les fondamentaux de son combat à la lumière de toutes ces dérives qui hypothèquent définitivement “l’état de droit, la bonne gouvernance, le peuple d’abord et la lutte contre la corruption” ? Le pauvre, dans son repos éternel, s’adressant à ses héritiers n’aurait qu’une question : “qu’avez-vous fait de mon combat pour lequel plusieurs sacrifices ont été consentis ?” Ce à quoi ses héritiers répondront : “Cher président, comme le disait Emmanuel Kant (1724-1804), le pouvoir corrompt inévitablement la raison. Nous en avons fait l’expérience. Nous avons perdu la raison”. Affligé, il leur dira : “bo bomi mboka likolo ya moyibi”

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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