1.3.1.3. L’implication de l’élite congolaise dans la déstabilisation de sa Nation

L’élite de la RD-Congo joue un rôle capital dans la situation catastrophique que traverse le pays pendant la période postcoloniale due à sa faiblesse et surtout à sa conformité aux ruses et/ou pièges des oppresseurs notamment impérialistes et extrémistes tutsis. Vue la gravité de la situation y a lieu de se poser la question de savoir s’il existe réellement un leadership congolais ?

Peter Northouse défini le leadership comme le « processus par lequel une personne influence un groupe de personnes pour atteindre un objectif commun. » . Considérant juste l’aspect «influence un groupe de personnes pour atteindre un objectif commun », disons que telle est la capacité requise à chaque individu et/ou dirigeant de tout groupement et de toute tendance confondue tant politique, religieuse, sociale qu’académique.

Sur cette base en rétroviseur de la crise multisectorielle que traverse la RD-Congo pendant plus de 5 décennies de la période postcoloniale, il y a lieu de déduire que jusqu’à ce jour il n’existe pas encore un leadership congolais malgré les efforts fournies par le Docteur Etienne Tshisekedi wa Mulumba depuis la fin des années 80 jusqu’à sa mort en février 2017 qui ne faisaient que s’écrouler par des agendas cachés des leaders congolais luttant plus pour leurs propres intérêts que ceux de la nations. C’est pourquoi cet ouvrage évoquera plutôt le concept leaders congolais que celui de leadership congolais.

Sur le plan politique il est présumable que chaque leader et/ou groupement social et politique œuvre pour le progrès ou l’amélioration positive du système socio-économico-administratif du pays. Cependant l’expérience montre que la majorité des leaders congolais sont animés par un esprit extrêmement egocentrique.

Dans la RD-Congo les plateformes politiques se créent au jour le jour pour s’effondre dès le lendemain, et se refondent pour ne durer qu’une lune. Ces plateformes s’effondrent non pour avoir atteint leurs objectifs, mais pour des raisons purement égoïstes et/ou d’opportunisme de positionnement.

« L’expérience démontre que dans nos territoires africains, l’opposition que certains éléments créent au nom de la démocratie, n’est pas souvent inspirée par le souci du bien général; la recherche de la gloriole et des intérêts personnels en est le principal, si pas l’unique mobile. » (Nzongola-Ntalaja, 2013, op.cit)

Comme souligné dans les sections précédentes, le comportement de nos leaders n’est à dissocier au plan machiavélique des maitres du monde contre la RD-Congo. La responsabilité de l’élite congolaise se trouve principalement dans leur passion egocentrique les rendant aveugles et incapables de pouvoir analyser au préalable les intentions de leurs maitres, malgré qu’ils détiennent des multiples papiers académiques. Ces leaders ignorent complètement leur véritable identité congolaise : qui ils sont, qu’est-ce qu’ils ont, et quoi sont-ils capables de faire ou accomplir pour le pays.
Ces leaders s’auto-dépouillent de toute dignité et s’auto-sous-estime en face des oppresseurs en poursuivant des miettes pourtant ils sont capables de vivre en véritables maitres sur base d’énormes potentialités des ressources stratégiques que procèdent le pays Ou la position géostratégique du pays dans le monde en générale, et en Afrique en particulier.

Compte tenus des multiples papiers académiques que procèdent les leaders congolais, il est à croire que ces leaders ont une connaissance (voir même littérale) des potentialités de la RD-Congo, malheureusement ils se laissent manipulés psychologiquement par les maitres du monde comme des cochons dans un laboratoire d’essai. Il y a d’autres qui sont prédisposés à chercher les voies et moyens d’être corrompus. Remarquons qu’il y a rien de nouveau en terme des techniques des manipulations que les maitres du mondes appliquent sur l’élite congolaise depuis le début de la période postcoloniale, et nous tombons toujours dans le même piège. Pire est que durant ces deux dernières décennies, nous avons foncé dans l’abime.

Le comportement irrationnel et stagnant de l’élite congolaise, est une faiblesse vis-à-vis des maitres du monde qu’ils en profitent pour mieux manipuler d’avantage leurs psychoses et piller systématiquement les richesses du pays dans toute aisance et liberté. C’est le minable peuple qui paie le prix de l’irrationalité de ses leaders par une souffrance indescriptible, voire même par sa vie.
Sans le savoir et vouloir, l’élite congolaise est mentalement manipulée sous l’application des techniques d’imputation des divisions et des diversions qui sont des armes silencieuses efficientes de l’implantation du règne autocratique. Ces armes qui rongent silencieusement les psychoses de cette élite, les rabaissant dans un état d’inconscience, la dépravant complètement de toutes aptitudes de raisonnement et d’analyse ; où la capacité ‘intellectuelle’ est complétement anéantie tout en devenant incapable de raisonner.
Le raisonnement de cette élite n’est fonctionnel que sur base de leurs estomacs. L’aptitude analytique ne s’active que lorsque l’opportunité de positionnement se présente, là ils savent comment et où placer les pions pour gagner. Leurs aptitudes analytiques ne s’activent aussi que quand le positionnement est menacé.

Là, ils cherchent les voies et moyens de pouvoir maintenir le statu quo. Bref, les yeux des leaders congolais ne voient plus loin que le bout de leur nez, devenus amnésiques si pas insensibles à la cause de la nation. Tel est l’accomplissement de volonté des impérialistes dès l’invasion de notre sol à la fin de XIXème siècle.

L’analyse des leaders congolais serait incomplète sans pourtant évaluer sa composition et son mode de fonctionnement. L’élite congolaise est composée de plusieurs membres et des divers groupes. Ces groupes sont en majorités constitués d’une subdivision naturelle; les origines, les croyances et/ou les affinités des membres de chaque groupe.

Pour des motifs non humainement explicable sinon de torture des manipulations mentales telle que soulignée ci-dessus, chaque groupe crée un leader-dieu ; louable, adorable, magnifiant, irréprochable, infaillible, omnipotent et omniprésent.
Les leaders de chaque groupe hallucinent que leur leader-dieu est l’unique et le seul chemin qui amènerait la RD-Congo au pays où coule du lait et du miel. Il y a d’étonnant que ces-leaders-dieux se comportent de la sorte, au point de devenir arrogant voir même insolant.

A part l’hallucination ‘divinement’ consacré au leader-dieu, les groupements congolais sont dépourvus des projets des sociétés, ceux qui existent ne sont que des copies-collés ; ne s’associent en aucun plan d’actions, ni l’étude de la faisabilité au préalable. Les leaders ‘djalelolistes’ font croire à leurs dieux que le ciel est toujours bleu, le feu de circulation est toujours vert, et ils sont capables d’atteindre malgré tous leurs objectifs (basés sur les hallucinations et non la réalité).

Admettons que le ciel est toujours bleu qu’adviendrait-il le jour où il sera nuageux ou le jour où il pleuvra ? Ces leaders prévoient-ils les ‘worst case scenarios’ ? Oh !!!!! Quand l’amour de l’argent, l’opportunisme, et de positionnement nous rend des ‘bizengi’ .

Les partis politiques congolais sans exception aucune, sont en principe des groupements de famille, de tribu, d’ethnie et/ou d’ami, et sont gérés comme tels ; ou règnes autocratie, le népotisme et favoritisme sauf la démocratie en d’autres mots la démocratie c’est pour les autres d’appliquer sauf eux, dont la présidence est exclusivement réservée chacun au président-fondateur ‘sese seko’ (à vie), bref les partis politiques de la RD-Congo se gèrent comme des ‘Ligablo’ et/ou des mutualités des connaissances communément connues comme des ‘Moziki’.

Les congrès ne sont presque nullement organisés, sinon ils ne sont que de complaisance où les élections des leaders sont des sujets tabous à soulevés et/ou traités. En rare cas d’existence, des élections des leaders sont remportées d’avance à la Staline en faveur des président-fondateurs ou sa dynastie, et ceci sur base de la divination dudit leader-dieu consacré par ses djalelolistes.
La RD-Congo compte actuellement plus de 600 partis politiques avec des leaders portants des dénominations et/ou tendances que des noms contrairement à l’éclaireur Lumumba qui a vécu sa dénomination et tendance jusqu’au sacrifice suprême !

A part la débauche politique, les démocrates congolais se comportent en véritables dictateurs, les nationalistes se comportent en traites ou facilitateurs des oppresseurs du peuple et prédateurs des ressources nationales, des socialistes qui se comportent en véritables capitalistes, ainsi de suite.

Le tableau suivant nous permettra d’analyser la gestion des 10 partis politiques de la RD-Congo sélectionnés suivant l’ordre de la publication des résultats partiels des élections législatives de 2011 et/ou influence de pignon publique.
Diamena-Lema MATUNDU (Joseph)

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Appels: +243 82 931 8931 / 89 828 3581
Email: jdmatundu@gmail.com
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By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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