C’est depuis trois semaines maintenant que les crues de rivières et du fleuve Congo continuent à faire des dégâts. Rien que pour le majestueux fleuve Congo, l’eau est montée de 6 m de son niveau habituel, rasant de la carte géographique la cité du Fleuve, l’île de Mbamou dans le Congo voisin, une bonne partie des ports de l’Onatra à Kinshasa et à Matadi, des villages et quartiers entiers à Mbudi, à Luozi et ailleurs.

Les dégâts ne se limitent pas seulement à ces maisons immergées. A moyen et long terme, il faudra s’attendre à ce que de nombreuses familles soient sans logis et viennent aggraver la situation déjà précaire de l’habitat dans les grandes agglomérations. Il faut également soulever le fait que ces inondations avec ces eaux se mêlant aux différenrs déchets, y compris ceux de WC, transportent des maladies d’origine hydrique telles que le choléra, la fièvre typhoïde, l’hépatite A, la giardiase, la cryptosporidiose, l’amibiase, etc.

L’approvisionnement en eau d’une région peut lui-même se retrouver pollué par les eaux de crue, entraînant des maladies et des épidémies de toute sorte. Toujours les mêmes inondations rendent également vulnérables les différents réseaux : réseaux de transports, d’énergies, de télécommunications, d’eau potable et d’eaux usées.

Les mêmes eaux sales transportent souvent des produits chimiques qui peuvent affecter la qualité du sol dans l’environnement. Cette pollution peut provoquer des mortalités de la faune et de la flore, et une pollution des milieux qui peut perdurer longtemps après le retrait des eaux. Ainsi donc, lorsque les eaux reprendront leur lit des rivières, puissent les pouvoirs publics veiller à ce que ni la santé publique ni l’environnement général ne se détériorent davantage.

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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