« Nil novi sub sole » dit le Sage, cette expression latine signifie simplement « Rien de nouveau sous le soleil ». Ces paroles de l’Ecclésiaste peuvent n’avoir pas été une réalité ailleurs mais au Kongo, tout le monde qui suit l’évolution des faits sociopolitiques admet sans peine que cette sagesse est bel et bien une réalité vivante.

Au fait, dans le chef des créateurs et gestionnaires de la crise au Kongo, qu’est-ce qui est nouveau ?

La répétition de certains faits a toujours prouvé qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil au Kongo.

Les mêmes modèles sont reproduits face aux circonstances qui ne changent que très peu. Le Kongo, les filles et fils Kongo ne sont jamais un énigme pour les Néocolonialistes.

L’ombre de Mobutu Sese Seko plane encore sur le Kongo dans la manière machiavélique de dribbler ses opposants, zigouiller les mal-pensants, tripatouiller les institutions…

Dans leur combat de libération du joug colonial, les Kongo se réveillent aussi tôt que possible dans les années cinquante et adoptent le nationalisme comme vision. Le leadership politique endigue les aspirations profondes du peuple dans leur combat pour la liberté.

La voie vers la libération se trace et un espoir s’étire à l’horizon. Pendant que l’indépendance se trouve déjà à portée de mains, l’impérialisme colonialiste mondial, qui exploite les richesses du Kongo depuis des siècles, réagit en parachutant Joseph – Désiré Mobutu Sese Seko du néant politique pour faire de lui le plus puissant homme du paysage politique de la nouvelle nation.

Les élections ont bon avoir lieu et le peuple a bon exprimé son désir mais son choix nationaliste qui menace les intérêts des acteurs extérieurs est vite court-circuité par l’assassinat du leader du peuple et héros de l’indépendance Patrice-Emery Lumumba et ses deux personnalités politiques : Maurice Mpolo, ministre de la jeunesse et des sports, et Joseph Okito, président du Sénat. Ceci se passe en janvier 1961.

Par cet acte barbare, le pays est replongé entre les serres de ses expoiteurs et le peuple est remis poing et pieds liés entre les mains de ses oppresseurs. Les rêves d’un Kongo libre et indépendant s’évanouissent avec une chasse organisée contre les Nationalistes, pionniers de l’indépendance.

Fatigués du règne Mobutu Sese Seko qui n’aura servi pendant trente-deux ans que la cause qui l’avait porté au pouvoir, les Kongo reprennent conscience et un nouvel élan de nationalisme et de lutte patriotique se dessine à l’horizon. En assassinant M’zée Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001, on parachute du néant Joseph Kabila.

Le putsch de janvier 2001 qui amène Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mutwale au pouvoir ressemble aussi bien dans le fond que dans la forme à celui du 24 Novembre 1965 qui amena Mobutu Sese Seko au même pouvoir. Et Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate chippa le pouvoir à son investiture, les chefs coutumiers lui donnèrent la canne comme Mobutu Sese sans sa toque de léopard.

Tous les trois putschistes bénéficient d’une couverture de la communauté internationale et une transition de cinq ans leur est accordée sans une enquête préalable sur l’assassinat de leurs prédécesseurs.

Au Kongo, l’histoire se répète bel et bien. Aussi, plusieurs faits démontrent une similitude déroutante entre Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate, Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mutwale et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko.

Voici quelques traits tirés d’une liste infinie de ressemblances :

  1. Du départ du néant.

MAMA KONGO regorge d’une ressource politique diversifiée et de grande valeur lors de la lutte pour son indépendance. Sa répartition géopolitique montre à suffisance que les mouvements d’indépendance ne sont pas des faits isolés mais une revendication nationale. Thomas Kanza, Joseph Ileo, Jean Bolikango, Guillaume Lubaya, Janson Sendwe, Anicet Kashamura, Christophe Ngbenye, Pierre Mulele, Patrice Lumumba etc. font la preuve vivante d’une représentativité nationale car provenant de toutes les provinces.

Par contre, il n’est aucun point où l’on retrouve le nom de Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko sur l’échiquier politique de l’époque. C’est un inconnu, un ramassis, une post-fabrication des services d’intelligence occidentaux.

Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko n’était rien dans le processus de lutte pour l’indépendance, Joseph Kabila mêmement n’est rien dans la lutte contre le régime de Mobutu. Et Angwalima Félix Tshilombo Tshintuntu, ancien pizzaiolo de Bruxelles, n’a pas combattu pour une cause du Kongo. Le Fêtard jouisseur patenté est dans la réjouissance.

Par contre, un autre fait de répétition est visible : toutes les provinces se mobilisent autour de cet idéal où l’on retrouve des noms tels Faustin Birindwa, Etienne Tshisekedi, Laurent-Désiré Kabila, Antoine Marandura, André Kisase Ngandu, Antoine Gizenga, Marcel Lihau, Frederic Kibasa etc., qui constituent encore une fois une élite politique de très grande valeur et une représentativité de tout l’espace géopolitique de notre pays (ils viennent de toutes les provinces pour accréditer la thèse d’un réveil national et d’un signe d’unité contre la dictature mobutienne).

De la même façon que Mobutu n’était rien dans le paysage politique de la période pré indépendance, Joseph Kabila n’est rien dans la période de lutte contre la dictature de Mobutu. C’est un inconnu politiquement, un objet volant non identifié (OVNI). Et Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate qui n’a pour seule modèle que la tyrannie Mobutiste, il va être Mobutu Bis.

Mobutu, militaire de rang en stage de journalisme en Belgique est recruté à la va-vite par les services d’intelligence occidentaux (CIA) et infiltré dans le pré carré du leader nationaliste Lumumba pour l’espionner et le vendre par la suite.

Il réussit son coup en Janvier 1961. Joseph Kabila, membre des services d’intelligence rwandais est recruté à la va-vite et infiltré dans le pré carré de Laurent-Désiré Kabila pour l’espionner et le vendre aux ennemis du Kongo par la suite. Il réussit son coup en Janvier 2001. Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate va faire le deuil le 31 mai 2019, de son défunt père Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, au lieu où son père, ministre de la justice de Mobutu Sese Seko, a justifié dans une vidéo : la pendaison de 4 conjurés de la Pentecôte, le 1 juin 1966.

Ici, mêmes les dates d’exécution des forfaits corroborent la similitude et des faits, et des hommes, et des méthodes mises à contribution. Il n’est pas besoin d’être spécialiste en ceci ou cela pour s’en rendre compte.

  1. De l’âge. Pendant que dans leurs pays respectifs, les Occidentaux accèdent au pouvoir politique suprême entre la cinquantaine et la soixantaine, Mobutu a trente ans lorsqu’il est imposé dans l’hémicycle du pouvoir en 1960; c’est donc un adolescent, un néophyte dépourvu de toute expérience de gestion de la chose publique :c’est qui l’amène à recourir régulièrement à l’expertise des mêmes néocolonialistes pour maintenir l’expédition de certaines affaires courantes de l’Etat. Un moment c’est un allemand du nom de Blumenthal qui est gouverneur de la banque centrale, institution qui régule l’économie du pays.

Plus tard par voie de corruption et de conversion volontaire ou forcée, on lui recrute parmi la meilleure ressource intellectuelle dont regorge le pays pour asseoir son malsain projet de société et pérenniser son règne. Il finit son pouvoir entouré d’une armée des professeurs d’universités comme conseillers sans grands résultats.

En Janvier 2001, Joseph Kabila a moins de trente ans quand il est imposé à la tête de la République démocratique du Congo avec une superficie de 2. 345 000 km2, un pays de plus de soixante millions d’habitants (le dernier recensement date de 1984) et qui a la taille de toute l’Europe Occidentale. C’est Louis Michel, Ministre des Affaires étrangères de la Belgique qui a eu le toupet d’annoncer l’assassinat de M’zée Laurent-Désiré Kabila à RFI et tous les médias mondiaux.

Que “Big Loulou”, petit nom de Louis Michel n’ai jamais aimé et apprécié M’zée Laurent-Désiré Kabila, cela peut se comprendre, fallait-il que ça soit lui qui annonce l’assassinat d’un chef d’Etat étranger non Belge à l’opinion internationale, là est le vrai problème.

Joseph Kabila qui arrive au pouvoir n’a pour seule expérience qu’il brandit “Momemi Maki abundaka te asuanaka té !”, arrivé à Kinshasa dans le cortège des Kadogos après s’être converti au métier des armes au sein de l’armée patriotique rwandaise (APR).

Un moment c’est un zimbabwéen blanc du nom de Billy Rotternberg qui gère la Gécamines, cette même institution qui contribue pour plus du tiers dans les recettes du budget national.Au moment où nous couchons ces quelques lignes, c’est un armada « d’intellectuels » qui l’entoure pour justifier ses actions et couvrir ses limites. Il est aujourd’hui talonné des professeurs d’universités comme conseillers.

Bien que Mobutu, géant de taille soit l’opposé de Joseph Kabila, l’âge d’accession à la magistrature suprême du pays les rapproche tels deux vrais jumeaux.

  1. Des officiers fabriqués de toute pièce.

Ni un stage de journalisme en Belgique dans les années cinquante ni trois mois de formation en Chine ne pouvaient jamais faire respectivement de Mobutu un officier militaire de haut rang dans la Force Publique de l’époque, ni de Kanambe un général major dans la défunte armée zaïroise des années deux mille.

Pour pallier aux limites intellectuelles et militaires de leurs pions, les Occidentaux sont capables de tout. Quelques jours de stage en journalisme ont transformé un soldat de rang de la Force Publique en officier supérieur de la future armée congolaise.

Il mourra avec le plus élevé de grades reconnus par toute armée ; celui de maréchal. Trois mois de formation en Chine ont transformé Joseph Kabila, militaire de rang de l’armée patriotique rwandaise en suite, en général major des Forces Armées de la République Démocratique du Congo-FARDC.

Face à cette déroutante ressemblance et à cet agenda similaire des faiseurs des rois, il est incroyable que la cécité politique, mieux la naïveté nous laisse croire que la situation n’est pas la même. Le temps seul nous prouvera la vérité d’ici là, sauf qu’il risque d’être trop tard pour nous de vomir ce somnifère qui nous maintient dans un sommeil adamique.

Il est des faits réels qui ne trompent pas entre ces trois hommes préfabriqués par des laboratoires des ennemis de notre peuple : ils se ressemblent. De quoi conclure que si, nous échouons toujours d’avoir le portrait de l’homme qu’il faut pour incarner nos aspirations au moment qu’il faut, l’impérialisme colonialiste mondial a toujours celui de son homme de paille capable de sauvegarder ses intérêts.

Le portrait-robot que l’on nous amène cinquante ans le prouve à suffisance. L’on comprend donc que de tout ce temps, la communauté internationale n’avait pas encore trouvé un second Mobutu ; Eureka ! cria-t-elle sans doute en identifiant Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mutwale et maintenant Angwalima Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate.
Et c’est vite parti pour une nouvelle étape de recolonisation.

  1. Des origines controversées.

Nul n’ignore que tout au long de la lutte contre la dictature mobutienne, les questions des origines de Mobutu ont alimenté la polémique politique. Autant Mobutu n’avait que très peu ou pas du tout convaincu les Zaïrois sur l’authenticité de ses origines même après la publication du livre du journaliste français Jean-Louis Remilleux de Le Figaro intitulé “Dignité pour l’Afrique”.

Selon un passage de ce livre une femme de l’ethnie Bangala nommée MAMA Yemo née en 1922 met Mobutu au monde en 1930 c’est- à- dire à huit ans d’âge. Du reste Mobutu est bien connu par ses oncles maternels qui le poussent dans la Force Publique mais de son père, très peu reste connu et nul n’osa questionner cet énigme.

Le thème de la “Congolité” que la Haute Autorité des Médias (HAM) de “Momo” Modeste Mutinga Mutuishayi et ses acolytes ont instrumentalisé lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu, acheté Modeste Mutinga occupe le poste de Rapporteur de Sénat, AMP-Parti-Etat et s’est fait bâtir une villa à Binza dans la commune de Ngaliema, quittant la commune populeuse de Ngaba.Il priva les Kongo d’un débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour de l’élection présidentielle. Les Joséphistes apparatchiks vont réitérer leur exploit de 2006, en tripatouillant la Constitution de Liège pour imposer une élection présidentielle à un tour sans débat !

Malgré le livre de Vital Kamerhe « Pourquoi j’ai choisi Kabila ? », Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mutwale reste un énigme par rapport à ses origines.

L’on somme les filles et fils KONGO de ne pas en parler et une armada de la presse coupagiste-propagandiste-embrigadée des Joséphistes au pouvoir s’évertue à falsifier la réalité pour les besoins de la cause. Comment Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mutwale qui était un agent des services de renseignement rwandais lorsque l’AFDL avançait vers Kinshasa a-t-il pu accéder si facilement au pouvoir ?

La mythologie d’une femme née en 1922, Maman Yemo, qui enfante Mobutu en 1930 revient au galop avec une autre femme, Sifa Mahanya, de la province du Maniema, qui défie toutes les théories modernes de la génétique en acceptant une maternité imaginaire, fabriquée de toute pièce par des stratèges qui veulent pérenniser la main mise de l’impérialisme sur les richesses du Congo.

Simple accident de similitude ou stratégie bien conçue ? Est-il nécessaire d’écrire des livres pour justifier les origines de quelqu’un ? « Quelle que soit la longueur de la nuit, l’aube finit toujours par apparaître » dit une sagesse africaine.

On voit Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate faire des incantations Nécromanciennes sur le cercueil emballé d’Étienne Tshisekedi Wa Mulumba. Dépigmentée, Bipeuse tropicale, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi, sans fonction officielle reçoit chez elle à Limeté-Sous-Bois : Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, Bahati Lukwebo, président du Sénat, Sama Lukonde, premier ministre, Jean-Pierre Bemba, ministre de la défense…

Félix Tshilombo Tshintuntu l’Affabulocrate est Mobutu Bis. Il va instaurer sa dictature sauvage.

Freddy Mulongo Mukena
Réveil FM International

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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