“On n’annule pas l’examen d’état parce que 82 élèves ont été attrapé avec les ITEMS COCHES. La logique a toujours été de sanctionner les élèves tricheurs et de valider les côtes des élèves non tricheurs. Pleurez, criez, jeûnez, il n’y aura pas annulation des élections.”

Raisonnement erroné d’une haute autorité de ka centrale électorale !!! Car ici il ne s’agit point seulement d’une simple tricherie de 82 élèves. Il est question de la complicité flagrante de l’autorité organisatrice de l’examen qui, en amont, a pris les dispositions de remettre et les items et les carnets vierges de cotation pour que chaque tricheur y inscrive les meilleures notes. Les examens sont organisés de manière à favoriser la réussite aussi bien d’une partie d’élèves que celle de l’autorité au service de laquelle ils œuvrent.

Ce n’est point une simple tricherie de 82 élèves. C’est plutôt la résultante de tout un montage systématique de fraude, de toute une reconfiguration du système informatique du processus électoral pour favoriser les uns contre les autres. Il circule tellement des preuves matérielles qui viennent confirmer es allégations !!!

Bref les 82 prétendus tricheurs ( et si l’on savait combien ils sont de loin plus nombreux que ce petit chiffre) ne sont que les heureux bénéficiaires d’un système vicié qui a été mis en place, qui a eu à collaborer avec leur immoralité en recevant des machines à voter à DOMICILE et qui a fait du bourrage des MAV et de la fraude électorale, la voie royale pour parvenir à ses sinistres fins…

L’autorité judiciaire du pays va procéder à fermer les frontières nationales pour empêcher aux soi-disant 82 tricheurs de prendre la fuite, ils vont s’employer à les diaboliser et en faire de parfaits boucs-émissaires alors qu’en réalité les véritables instigateurs de cette fraude massive et systématique sont à l’abri et se la coulent douce dans les palaces cossus de Kinshasa.

Ce post je l’ai rédigé au matin d’hier mardi 9 janvier ignorant complètement que la cour constitutionnelle proclamerait les résultats définitifs de la présidentielle dans l’après-midi. J’en suis arrivé à comprendre que l’exclusion de 82 candidats était juste expiatoire en vue de crédibiliser la CENI et de déblayer le terrain pour la grande annonce. La dernière bombe qui explosera dans les prochaines jours est celle des résultats des législatives dont le quota de répartitions de postes entre membres du club des fraudeurs est deja connu d’avance.

À vrai dire, tout se tient dans le mode opératoire de la CENI et la logique interne de la cadence des événements est rigoureusement respectée. La décision de la CENI de s’attaquer aux 82 tricheurs et la précipitation de la CC à annoncer le résultat présidentiel doivent être considérés comme une fuite en avant pour se soustraire à une commission d’enquête indépendante qui devait établir les responsabilités des uns et des autres dans ce grand chaos électoral.

Refusant mordicus de prêter oreille à la grande clameur du peuple et faisant un forcing pour parvenir coûte que coûte à ses fins, le pouvoir est en train de commettre le tort de croire résoudre le problème en l’aggravant. Sans le savoir peut-être, il est en train de cracher sur les frustrations du reste fondées d’une bonne partie des électeurs qu’il pousse dans les bras des ennemis du Congo, rendant ainsi plus incertain l’avenir même du pays.

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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