La CENI doit dire la vérité aux Congolais sur l’impossibilité d’organiser les élections et le report inéluctable de celles-ci. En plus des autres problèmes très sérieux souvent évoqués par la CENCO, l’ECC et les partis de l’opposition, tels que :

  1. La problématique de 85 % des cartes d’électeurs devenues inutiles, dont les propriétaires n’auraient pas accès aux bureaux de vote.
  2. La liste des électeurs toujours indisponible.
  3. Les divergences sur les données réelles de la cartographie des centres et bureaux de vote.
  4. La problématique du vote des Congolais à l’étranger, que personne ne suit, etc.
    Voici les raisons techniques objectives qui laissent penser qu’il n’est pas possible d’organiser les élections le 20 décembre :
  5. Le délai de livraison est incompressible : il faut plus de 3 mois pour livrer de Inchéon à Kinshasa, des centres de dispatching aux petits villages. C’est une estimation optimiste quand tous les moyens logistiques adéquats et les finances sont disponibles. Cependant, dans notre pays aux voies de transport limitées, aériennes, terrestres ou fluviales, et en tenant compte des besoins financiers additionnels clairement exprimés par la CENI, on peut logiquement s’attendre à des délais de livraison beaucoup plus longs.
  6. Bien avant l’expédition des kits électoraux et des bulletins, il faut régler la facture de MIRU Systems, la société sud-coréenne qui fournit les kits. Ils ne libéreront pas la cargaison complète sans un paiement substantiel de leur facture, ce qui ne semble pas être le cas pour l’instant.
  7. La CENI a eu l’initiative louable de récupérer des kits du dernier cycle électoral pour réduire les coûts et les délais de livraison. Environ 75 % des besoins en kits sont opérationnels moyennant une maintenance matérielle et logicielle. Il faudra évidemment que ce soit MIRU qui procède à cette maintenance, ce qui demande du temps et de l’argent.
  8. Pour les 25 % restants, selon des informations crédibles, ils ont été commandés il y a deux semaines. Si l’on considère les problèmes d’approvisionnement en composants électroniques à l’échelle mondiale et les longs délais de livraison, il n’est tout simplement pas possible d’obtenir un tel volume de matériel en moins de 6 mois.
    a) Le temps de transit moyen d’une cargaison de Incheon (Corée du Sud) à Kinshasa (via Matadi) est d’environ 60 jours.
    b) Le temps de fourniture des composants électroniques (semi-conducteurs) est d’environ 40 semaines. En effet les sociétés qui fabriques les ordinateurs (HP, IBM, Dell et même d’autres plus petites comme MIRU) ne fabriquent pas les composants électroniques qui servent à monter ces ordinateurs.
    c) Si vous commandez des machines qui doivent être fabriquées sur mesure (contrairement à celles qui sont fabriquées en série et sont déjà en stock), vous devez attendre environ 50 à 60 semaines (1 an = 52 semaines) à partir de la commande.
    Si vous commandez un grand lot de matériel électronique, il vous faudra encore plus de temps pour obtenir une machine sur mesure (avec une caméra spécifique, une batterie spécifique, une imprimante intégrée, un lecteur d’empreintes digitales spécifique…). Donc, commander un grand lot de machines et les espérer en moins de 3 mois n’est tout simplement pas réaliste.

Ce qui est grave et inconséquent, c’est que tout le monde le sait, LA CENI ET LES AUTORITÉS DU RÉGIME, mais chacun regarde ailleurs. C’est peut-être la raison pour laquelle même l’UDPS n’a pas financé la campagne de ses candidats. Ils ne veulent pas perdre de l’argent pour une campagne qui n’aboutira à rien.

Monsieur KADIMA doit avoir le courage de dire toute la vérité aux Congolais et au monde.

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

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