Des combattants présumés des Forces démocratiques alliées ont tué au moins 23 personnes lors d’une attaque dans l’est de la RD Congo, ont annoncé lundi des responsables locaux, lors des dernières violences dans cette région agitée.

L’attaque s’est produite dans la nuit de dimanche à lundi dans le village de Makugwe, dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a déclaré Roger Wangeve, figure de la société civile locale, qui a fait 24 morts.

« Les ADF ont surpris 17 personnes dans un petit bar où elles buvaient de la bière et les ont exécutées », a-t-il dit.

Wangeve a ajouté que les militants ont également pillé et incendié plusieurs maisons et magasins dans le village, et emmené plusieurs villageois dans la brousse.

Le député provincial Saidi Balikwisha, qui se trouvait à Makugwe lors de l’attaque, a déclaré que 23 personnes avaient été tuées et trois autres portées disparues.

Il a appelé à une présence militaire accrue dans la région.

L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer de manière indépendante le nombre de morts résultant de l’attaque.

Le colonel Charles Omeonga, administrateur militaire congolais du territoire de Beni, a déclaré à l’AFP que des soldats étaient “à la poursuite de l’ennemi”, qui, selon lui, se cachaient parmi la population locale.

L’ADF est l’un des groupes les plus meurtriers de l’est de la République démocratique du Congo, une région instable en proie à la violence des milices depuis des décennies.

La milice – que le groupe État islamique revendique comme sa filiale centrafricaine – a été accusée d’avoir massacré des milliers de civils congolais et d’avoir perpétré des attentats à la bombe en Ouganda.

Le 15 janvier, des membres présumés des ADF ont fait exploser une bombe dans une église du Nord-Kivu, tuant au moins 14 personnes et en blessant 63 autres.

By Joel Konde

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