Cette semaine finissante a été riche en déclarations politiques. Tenez! En l’espace de trois jours, nous avons assisté à deux discours contradictoires du patron de l’IGF.

Le mercredi 27 avril 2022 à Boston aux USA, Jules Alingete rassurait:

“Je voulais vous rassurer que le Congo n’est pas un pays en guerre, il est vrai que le Congo connaît un petit problème d’insécurité mais cette insécurité se place à plus de 2500 km des institutions de la République, il s’agit en faite des groupes armés qui opèrent à la frontière de notre pays avec le Rwanda, une frontière riche en minerais particulièrement au Nord mais il ne s’agit pas d’une situation de guerre et cette insécurité est actuellement maîtrisée et quand vous arrivez à Kinshasa où à Lubumbashi, vous serez étonné de ne rien voir de ce que vous suivez dans les images comme insécurité au Congo. Le Congo est SAFE, très safe, soyez-en rassurés, nous n’avons PAS LA GUERRE AU CONGO “

Ce samedi 30 avril 2022 le même fait un rétropédalage :

« Je regrette et je partage la douleur de mes compatriotes de l’Est du pays qui souffrent des AFFRES DE LA GUERRE. Et je regrette que nos compatriotes aient été vexés, parce que nos propos ont été sortis de leur contexte ».

QU’EN PENSER AU FINAL?

  1. En faisant le déni de la vérité qui crève les yeux, Jules Alingete semble abonder dans le narratif de Paul Kagame qui clame devant qui veut l’entendre que dans ja Région des Grands Lacs règne la paix, la grande paix. Alingete fait donc là un précieux cadeau à Kagame car désormais le monde peut entendre de la bouche même d’un proche collaborateur du chef de l’Etat la version des faits imposée depuis par les officiels rwandais à l’opinion publique internationale.
  2. Seulement voilà les faits sont têtus. Jules Alingete en donnant raison à Kagame se met publiquement en flagrante contradiction avec le président Tshisekedi qui a instauré l’ÉTAT DE SIÈGE au Nord Kivu et en Ituri; qui a déclaré tout récemment devant les deux chambres du parlement ne pouvoir pas bien remplir toutes les promesses électorales de son mandat à cause de la GUERRE qui frappe le pays ou encore, dans son speech vidéoconférence de ce matin de samedi 30 avril aux groupes armés réunis à Nairobi, disait très clairement: “En RDC, il y a de la place pour tout le monde. Nous ne devons pas nous faire LA GUERRE pour des questions de terre ou des communautés (…). Je vous exhorte à arrêter ces activités.”
  3. A ceux qui depuis avant-hier défendent l’indéfendable en soutenant qu’on ne parle de guerre qu’en cas d’attaque ou de riposte d’une armée étrangère, faut-il expliquer encore et encore que la RDC est dans une GUERRE PERMANENTE depuis 1996. Trois de quatre dirigeants avec lesquels Félix Tshisekedi a siégé à Nairobi ont des armées sur le territoire congolais, destinées à semer la violence extrême pour pouvoir piller les richesses du Congo.
  4. Le plus pathétique en tout ça, c’est de voir qu’aucun communiqué officiel de la Présidence n’est venu recadrer Jules Alingete mais c’est au contraire d’écouter ce matin le président congolais vouloir blanchir les tueurs et violeurs de nos frères et sœurs congolais. En leur tendant la main sans leur demander des comptes pour les crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité commis contre les populations congolaises, en appelant “COMPATRIOTES” des militaires de nationalités étrangères vêtus en treillis de FARDC comme pour dire que ce qui se passe à l’Est est un conflit entre congolais et en leur rassurant qu’il y a de la place pour tout le monde, le gouvernement congolais ignore la gravité de son mode opératoire, car sans le savoir peut-être, il contribue à RENFORCER les positions ennemies dans leur plan d’envahir le pays, de l’infiltrer sur tous les échelons avant sa partition définitive.
  5. Contrairement à ce que l’on puisse penser de l’apparente contradiction de discours entre le Chef de l’Etat et son haut fonctionnaire, en réalité les deux sont sur la même longueur d’onde. Faire le déni de la guerre en RDC et caresser les tueurs ou violeurs des congolais dans le sens du poil, cela veut dire la même chose au final, à savoir refuser de nommer le mal par son nom et servir de couverture officielle aux crimes des camps ennemis. Ça et là, la praxis politique reste la même, au grand dam des cris de désespoir des congolais! L’on sait que la guerre reprendra de plus belle après l’officialisation de la énième infiltration des institutions par des sujets de nationalités étrangères. Nous ne tirons aucune leçon de notre douloureux passé.

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *