Le député national, Delly Sesanga ne cache pas sa colère après les massacres plusieurs dizaines de civils à Djugu dans la province de l’Ituri, par les miliciens de la CODECO.

Le leader d’Envol se dit ” révolté ” face à ” l’impuissance publique de notre gouvernement à garantir à nos concitoyens le plus élémentaire des droits de l’homme : la sécurité des personnes et de leurs biens “.

Pour Sesanga, au-delà de toute propagande et d’une posture devenue intenable, l’état de siège a montré ses limites. Il est convaincu que le moment venu de prendre courageusement la décision politique de mettre fin à cette mesure prise par le président Félix Tshisekedi depuis mai 2021.

” Le maintien de l’état de siège participe de la politique de l’autruche. Elle nous voile la face sur l’ampleur de ce désastre et nous détourne des vrais problèmes et de la recherche des solutions durables “, a-t-il dit.

Appel à l’unité de tous les Congolais

L’élu de Luiza regrette le retard pris pour la refondation de la politique défense et de sécurité nationale. ” Elle exige méthode, courage, sacrifice et moyens de la part du gouvernement. Elle implique en outre l’unité de toutes les filles et tous les fils de la RD Congo pour la restauration de la sécurité et de la paix à l’Est “, a-t-il ajouté.

Il fait remarquer que le peuple a droit à la vérité sur la vision et les efforts réels dans la reforme de la gouvernance sécuritaire, avec à son cœur la restructuration profonde des forces armées.

D’après Sesanga, toutes les initiatives régionale et internationale sur la paix en RD Congo ne peuvent suppléer intégralement les défaillances internes. ” Elles ne seront pas efficaces tant que nous n’aurons pas recouvré un niveau minimal d’organisation et de capacité opérationnelle interne pour prendre notre part effective de ces actions de sécurité collective “, a-t-il expliqué.

Selon le député Gratien Iracan, plus de 60 personnes ont été tuées en Ituri. L’élu de Bunia prévient que ” ce crime ne restera pas impuni “. Il exige des poursuites judiciaires au niveau tant national qu’international des hauts responsables de l’État. Iracan estime que les résolutions et recommandations pour la réforme des forces n’ont pas été appliquées expressément.

Afriquactu

By Joel Konde

Joel Konde pour vous informé

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *